Article posté par Caro à son retour :
Le cartel de Caroline
Sous les hourras de la foule en délire et compte tenu des demandes incessantes de mes fans, je me vois contrainte de donner mes impressions de ce trip colombien : je dirai simplement que la Colombie est un pays « stupéfiant » (Beau jeu de mots, Maître Capello!) et que la chicha, l’aguardiente ou l’Aguila valent de détour ! Alors, courrez-y vite avant qu’elle ne devienne trop touristique.
Plus sérieusement, nous avons eu la chance de vivre des moments exceptionnels : le campement en forêt amazonienne, la chasse aux caïmans sur le fleuve amazone, la découverte de l’architecture resplendissante des villes coloniales espagnoles et des églises, les longues plages de sable blanc de la côte caribéenne, les vallées du Santander, de la zone cafetière… deux branches originelles de la Cordillère des Andes, la pan américaine et les routes dégradées par les crues (vivre la saison des pluies en passant entre les gouttes, c’est quelque chose), la douceur de San Gil, l’intemporelle Guane, la moderne Medellin et la folle Bogota.
Personnellement, j’avoue que je reste subjuguée par la magie amazonienne où la nature est reine ; même notre cher Elicéo (bien que tombé dedans lorsqu’il était petit) s’est laissé surprendre par la montée des eaux à notre retour vers la civilisation après notre nuit en forêt). La rencontre avec l’un des multiples « George de la jungle » local reste une expérience époustouflante ; le voir plonger, en pleine nuit, à mains nues dans les fourrés des abords de l’Amazone et d’en ressortir un caïman tout frétillant comme si de rien n’était… je vous assure que vivre Histoires Naturelles en vrai c’est bien moins anesthésiant ; en sachant qu’Elicéo nous annoncera lors de la délicieuse conversation qui suivra que sa petite maman a eu l’un de ses talons dégusté par l’une de ses gentilles petites bestioles.
Et puis, les Colombiens sont très conviviaux et de fabuleux noceurs (comme disent les anciens) ou fêtards pour les plus jeunes. Qu’ils soient sur leur vélo (dont je mets au défis les cyclistes français du dimanche de rivaliser avec eux sur les hauteurs de la cordillère), qu’ils soient dans le bus soumis à une clim glaciale dans des bouchons qui n’en finissent pas, qu’ils aient le mal de l’altitude… ils sont « zen » fredonnant aux rythmes de la cumbia, de la bossa nova, de la salsa ou encore de la rumba. Les soirées colombiennes sont incroyables, transformant les typiques Chivas en « bus party » en vue de faire le tour des boites de nuit où la jeunesse aisée se dévergonde, et pour une partie d’entre elle à la cadence de snifs réguliers. J’ai été surprise par le fait qu’il y a très peu de fumeurs de tabac en Colombie, mais que par contre, les substances dites illicites étaient accessibles à toutes les classes sociales confondues.
Enfin, au cours de notre parcours, nous avons rencontré des personnes adorables toujours prêtes à nous rendre service avec le sourire, à discuter avec nous… quelques pensées à Yéraldine, Luis, Elicéo, notre inter-mondialiste de Bogota, notre bonne sœur de Barichara et tous les autres qui ont fait de notre séjour colombien quelque chose de fabuleux.
PS 1 à tous ceux qui ont aimé ma prise de vue du postérieur d’une jolie colombienne : et oui, même en temps que femme, je suis capable d’apprécier ce qui est beau et cette jeune fille avait vraiment des formes parfaites. De plus, à mes yeux, cette photographie détonne, dans ce pays pourtant à forte dominance catholique, comme les colombiens sont très peu pudiques. Cependant, j’ai le regret de vous annoncer que les colombiennes, bien que très joliment plantureuses dans l’ensemble, n’ont pas toutes un corps aussi exquis ! Mais, allez voir vous-mêmes sur place, vous ne serez pas déçus.
PS 2 à tous les petits curieux qui veulent savoir comment c’est de voyager avec Lionel et Thibaut : Lionel est un compagnon de route adorable (en plus, il ne ronfle pas et découpe merveilleusement l’ananas). Quant à Thibaut, tous les lecteurs du présent blog le connaissent et ma position de pacsée ne me permettrait pas d’avoir un avis éclairé.

































































Bogota Time